
Requalification des abords du Château La Mouline
2025
Moulis-en-Médoc - Gironde
Le jardin sec et la façade transformée du château - 7 mois après la livraison - ©Terra Nostra

©Terra Nostra

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Maîtrise d'ouvrage : Coubris JLC
Site : Château La Mouline
Mission : Complète
Groupement : Terra Nostra & SAMB Architecture
Équipe : Styven Braz, Sébastien Barbé-Lipatoff, Willy Richemon
Réalisation : Livré en 2025
Un îlot méditerranéen au cœur du Médoc.
Le projet requalifie les abords du Château La Mouline à Moulis-en-Médoc, dont les espaces extérieurs, délaissés et enfrichés, ne correspondaient plus à l’image du domaine. Le parti pris consiste à instaurer une ambiance méditerranéenne et provençale, en cohérence avec la nouvelle identité du château.
Ce positionnement constitue un défi dans un contexte médocain au climat océanique, marqué par des hivers froids et humides. Le projet propose ainsi une réinterprétation locale des jardins secs, adaptée aux contraintes du site et en dialogue avec l’architecture et le paysage du domaine.
Structurer le paysage par la topographie.
Le projet s’organise autour de la création d’un parvis-jardin en continuité avec le seuil d’entrée du château, situé en surplomb. Une série de restanques en pierre accompagne la topographie et structure l’élévation du jardin, tout en mettant en valeur et en transformant la façade bâtie.
En contrebas, une large terrasse dédiée aux réceptions s’inscrit au cœur du dispositif paysager. Immergée dans le jardin sec, elle en prolonge les matérialités et participe à une continuité d’usages et de perceptions, fonctionnant autant comme une extension architecturale que paysagère.
Les terres excavées sont entièrement réemployées sur site et participent à un modelé précis du terrain. Ce travail topographique permet de maîtriser les écoulements d’eaux pluviales : les jardins secs sont volontairement mis à l’écart des fils d'eau, tandis qu’un système de drainage assure la pérennité des aménagements.
Valoriser le patrimoine bâti et atténuer les annexes.
Le projet affirme la présence de la bâtisse historique, véritable identité du domaine, en la mettant en valeur par le dessin du jardin et le traitement des abords.
À l’inverse, l’annexe plus récente fait l’objet d’un travail d’intégration paysagère visant à en atténuer l’impact visuel. Selon les expositions et les contraintes climatiques, différentes réponses sont mises en œuvre, notamment par l’usage de plantes grimpantes destinées à végétaliser progressivement les façades, ainsi que par la mise en place de haies persistantes.
Vers un jardin autonome et résilient.
Le projet s’appuie sur la préservation des sujets existants — olivier, merisier, lauriers-tins, lagerstroemias... — et sur un travail approfondi du sol pour le rendre drainant et compatible avec une palette méditerranéenne.
Inspiré des jardins secs, le projet tend vers un paysage autonome en eau. Une sélection végétale rigoureuse a permis de constituer une palette adaptée au contexte local.
Les premières observations, notamment après un hiver particulièrement froid et pluvieux, confirment la bonne résilience des plantations et la pertinence des choix opérés.
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